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Immortel Ad Vitam

Il y a peu, j’ai fini de lire Immortel Ad Vitam, un roman écrit par Cécile Pommereau et parut aux Editions Noir d’Absinthe. J’ai eu le plaisir de découvrir cette maison d’édition ainsi que l’auteure lors d’un événement organisé au Dernier Bar avant la fin du monde. D’entrée, j’ai été séduite par le franc-parlé de l’auteure qui nous a totalement immergé dans son quotidien au sein de la police avec des anecdotes amusantes et étonnantes (ça donnait presque envie de s’engager !). J’ai donc acheté son livre et ai eu le privilège de le faire dédicacer sur place ! 
Une fois rentrée, je me suis jetée dans la lecture de l’ouvrage ! Pour parler un peu de l’histoire, nous retrouvons deux personnages atypiques : Frédéric et Jean : l’un est un jeune ancien pompier, l’autre un commandant dans la PJ, presqu’à la retraite.  A priori, rien ne les rapproche.

Frédéric sort de quatre années de prison pour un homicide involontaire et tente dès le début de l’histoire de mettre fin à ses jours, découvrant du même coup qu’il est immortel. Dommage.

Jean découvre sur des images de vidéosurveillance qu’un homme se fait abattre en pleine rue et que, en l’espace d’un pivotement de caméra, il disparaît brusquement. Cette découverte le bouleverse personnellement, jusqu’à le pousser à enquêter personnellement et informellement sur ce cas surnaturel.

Fred et Jean vont apprendre à se découvrir l’un l’autre au cours d’une enquête très particulière : d’où vient cette immortalité ? 

Le style de l’auteure est particulièrement spontané et souligne à la perfection le tempérament des deux protagonistes. En plus d’être simple et fluide, l’écriture est vraiment agréable et rend le récit immersif. Les métaphores et les descriptions sont bourrées d’humour à notre plus grand plaisir (en lisant, il m’est arrivée de rire bêtement toute seule dans le RER A). Nous suivons les deux personnages comme si nous y étions et même comme si nous étions eux. Le récit a le mérite de nous faire voyager (des rues de Paris à la Bretagne) sans nous perdre dans des descriptions lourdes ou indigestes : il  y a tout juste ce qu’il faut à mon gout ! De ce fait, l’histoire évolue à un rythme bien maîtrisé, ce qui est appréciable en tant que lecteur ! Nous partageons l’évolution des personnages au fil de leurs (més)aventures simples mais authentiques. Le point de vue interne « rentre dedans » dévoile progressivement une réflexion profonde et sensible qui s’accentue tout au long de l’histoire. Nous sommes invités, tout comme eux, à bousculer nos certitudes pour mieux appréhender notre vie et notre réalité.

Finalement, a-t-on réellement besoin d’avoir l’éternité devant nous pour savoir ce qu’on veut faire de notre vie ?

Et je finirai en remerciant l’auteure pour ce  moment de lecture agréable, simple et distrayant du début à la fin ainsi que cette belle invitation à la réflexion.

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