Life is strange max et chloé
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Life is Strange

La vie, c’est le truc qui passe pendant qu’on multiplie les projets.

John Lennon

Imaginez…
Vous êtes allongée au sol, dehors. Il fait sombre. La pluie inonde votre visage et vos vêtements. La foudre éclate, le vacarme se répercute et vous sort de votre lourd sommeil. Vos mains et vos vêtements sont couverts de boue. Vous relevez doucement la tête, reprenez peu à peu vos esprits. La forêt s’élève au-dessus de vous, les arbres tanguent dangereusement de la cime aux racines. Le hurlement du vent vous glace le sang, les feuilles vibrent, volent et disparaissent dans les fourrées. Où êtes-vous et comment êtes-vous arrivée là ? Votre cœur accélère, un frémissement s’empare de vous. L’atmosphère est pesante. Cette tempête vous piège. Paniquée, vous balayez rapidement les environs dans l’espoir de trouver une issue. Dans le ciel sombre et menaçant, vous percevez la lumière d’un phare. Sans hésiter, vous suivez la voie qui mène à lui. Vous vous frayez un chemin contre les vents violents, montez un escalier de bois. L’air rugit, déchaîné, il semble fendre la forêt de toutes parts. Lorsque vous arrivez enfin au pied de la battisse, vous découvrez, le souffle court, le paysage dégagé en contrebas. Oh mon Dieu ! Un monstre colossal de vents violents et chaotiques s’écrase sur la ville ! Un ouragan démesuré s’élève à plusieurs centaines de mètres, entraînant dans ses courants agressifs bateaux, voitures et habitations. Un projectile se détache soudain. Un bateau de pêche est projeté dans les airs à une vitesse fulgurante, il passe au-dessus de vous spectaculairement pour s’écraser en un instant contre le phare. Une partie de la façade éclate littéralement et s’écrase sur vous avant même que vous n’ayez le temps de faire le moindre geste. Non !

Vous vous réveillez en sursaut dans une salle de classe. L’horloge au-dessus du tableau noir affiche dix heures vingt. Vous vous ressaisissez tant bien que mal et tentez de comprendre ce qu’il vous est arrivé. C’était si réaliste, si terrifiant. Mais vous êtes en sécurité à présent. Tout va bien. Vous êtes d’ailleurs en cours de photographie avec Monsieur Jefferson. Il étale son savoir sans s’interrompre, assis sur le rebord d’une table, sous le regard attentif des autres élèves. Il parle mais vous avez la tête ailleurs. Vous jetez un œil à votre bureau, à vos notes. Oui, vous vous en souvenez à présent, vous étiez en plein milieu d’un cours.

Lorsque la sonnerie annonce la fin du cours, vous vous sentez encore quelque peu agitée et décidez de vous rendre aux toilettes afin de vous passer un peu d’eau sur le visage pour vous calmer. Par chance, la petite pièce est vide, les 4 cabines sont désertes. Vous respirez. Vous décompressez. Vous vous humidifier le visage et relevez la tête vers le miroir. Vous vous perdez quelque peu dans vos pensées quand soudain, un papillon entre par la fenêtre du fond. Ses ailes bleues battent gracieusement sublimant l’élégance de son déplacement. Il se pose sur le lavabo quelques instants avant de virevolter dans le fond de la pièce, et se pose à nouveau sur une petite cuve. Vous dégainez alors votre polaroid, c’est le moment d’immortaliser cette sublime créature. Le flash l’effraye mais vous venez de le capturer pour l’éternité. Vous enfouissez la photo dans la poche arrière de votre jean. Soudain, quelqu’un entre. Un jeune garçon, particulièrement nerveux. Il trépigne, fait quelques pas de cotés, agité. Méfiante, vous vous cachez et restez silencieuse. Vous l’entendez marmonner quelques mots pour lui même, visiblement rongé par l’inquiétude : « calme toi, Nathan, c’est toi qui gère ! Stresse pas putain ! » La porte s’ouvre à nouveau. Quelqu’un entre. La voix d’une jeune fille s’élève. Elle s’emporte, hurle sur son interlocuteur, le menace avec arrogance. Vous jetez très discrètement un coup d’œil. Une jeune fille dont les cheveux bleus se dissimulent en partie sous un bonnet noir, se dispute brutalement avec un blond à la carrure peu imposante. Il bombe le torse, la menace. Elle le repousse vivement, elle n’a aucunement peur de lui. Contre toute attente, il sort une arme à feu. Votre cœur s’emballe. Il n’a quand même pas l’intention de la tuer ?! Il fait pression sur elle, la pousse, la plaque contre le mur. Elle panique. Elle tente de le repousser d’un geste de main. Un coup de feu assourdissant retentit. L’étudiante tombe au sol comme une poupée de chiffon. Son tee-shirt s’enduit d’une tâche rouge. Par réflexe, vous hurlez ! Non !

Vous vous réveillez en sursaut dans une salle de classe. Encore ? L’horloge affiche dix heures vingt. Monsieur Jefferson dicte son cours de photographie sous le regard attentif de ses élèves. Vous secouez la tête. Vous avez déjà vécu cette scène. Alors il n’est peut-être pas trop tard pour sauver cette fille.

Life is Strange

J’ai un peu raccourcis le début de ce premier épisode pour le rendre plus digeste à la lecture, mais globalement, voilà qui vous met dans l’ambiance. Life is Strange est un jeu interactif que j’ai découvert assez tardivement (en 2017). Sortit en 2015 et développé par DontNode Entertainment (encore un studio français !), Life is Strange est un jeu vidéo composé de 5 épisodes. Il nous plonge dans un univers agréable à tous les niveaux, que ce soit dans les détails assez poussés du décors, les musiques, les personnages et leur histoires si touchantes. Jouer à LIS, c’est plaisant, ça détend et vous vous projetez facilement dans l’histoire. Mais plus vous avancez dans le récit, plus vous serrez sensible aux choix que vous faites. La narration, l’intrigue, tout est fait pour vous accrocher émotionnellement, si bien qu’à certains moments, vous devrez faire des choix douloureux, et vous poserez peut-être votre manette en secouant la tête, refusant de choisir !

Le temps m’a toujours fasciné et avec la capacité de guérison et l’immortalité, c’est bien l’un des pouvoir que je convoite le plus. Une brève théorie du temps de Stephen Hawking trône toujours sur mon chevet : je n’ai pas encore réussi à le terminer car ce n’est pas évident à comprendre mais ce domaine me passionne réellement. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir manipuler l’espace-temps pour faire les meilleurs choix possibles ?

La seule chose que je trouve dommage dans ce jeu, c’est que contrairement à Detroit: become human, vos choix tout au long de l’aventure n’auront que peu d’influence sur le toute fin. En réalité, l’histoire vous guide vers une morale philosophique à propos de la théorie du Chaos, de l’effet papillon, très bien imagée d’ailleurs. Mais ça reste une expérience touchante, que vous n’êtes pas prêt d’oublier.

Vous aussi vous avez joué à ce jeu ? Quels ont étés vos ressentis ? Quelle fin avez-vous choisis ?

Le studio a sortit en 2017 un second volet, ou plutôt, un pré-quel : Life is Strange, before the storm. Un troisième volet a vu le jour en septembre 2018 : Life is Strange 2, auquel je n’ai pas encore joué, car j’attends la sortie de tous les épisodes. C’est trop frustrant à mon gout de devoir attendre 2 bons mois, voir plus, pour avoir la suite de l’histoire. J’écrirais sans doute un autre article pour en parler.

Life is strange

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