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Detroit: Become Human

I am alive !

Nous y voilà ! J’ai décidé d’ouvrir un nouveau blog. Un espace dans lequel je parlerai de sujets très diversifiés mais surtout, de sujets qui m’inspirent. Et pour commencer, je souhaite accorder une place particulière à Detroit: Become Human (jeu vidéo sortit sur PlayStation 4 le 25 mai 2018).

La raison ? Elle est très simple : ce jeu a littéralement relancé mon inspiration. Ce jeu à bousculé ma vision du monde, ma perception de la conscience et la façon dont je vis ma vie.
Je ne vais pas entrer dans les détails de présentation du jeu, mais je vais tenter d’expliquer les choses pour que vous puissiez mieux comprendre mon ressentit.

Detroit: Become Human est un jeu réalisé par le studio français Quantic Dream. Son scénario a été écrit par David Cage. Les personnages ont été interprétés par de véritables acteurs dont tous les mouvements ont été pleinement capturés afin de les retranscrire en numérique. En ce sens, il s’agit déjà d’une performance artistique.
Detroit est un QTE (Quick Time Event), pour l’expliquer simplement, c’est un peu comme si vous regardiez un film et que vous pouviez choisir la réponse des personnages et leurs actions à des certains moments clés. Chaque choix a un réel impact sur l’histoire et souvent les conséquences sont irréversibles. Vous vivez une histoire, la votre, et découvrez une fin qui vous est propre, propre aux décisions que vous avez prises.

Voici le scénario, pour le résumer rapidement : en l’an 2038, la société CyberLife est fière de commercialiser ses Androïdes. Des robots humanoïdes (dont la ressemblance avec l’homme n’est plus à prouver) conçus pour vous accompagner, gérer vos tâches, partager votre quotidien… et malheureusement aussi pour vous remplacer dans votre travail. C’est dans une ville profondément touchée par ce bouleversement économique et social que nous débutons notre aventure. La population s’enlise dans la précarité et le chômage. Accusant directement les androïdes, certains n’hésitent pas à les détruire ou à les endommager gratuitement ou par mépris. Après tout, ce ne sont que des machines… pas vrai ? Pourtant… Conçues à notre image, les machines ne seraient-elles pas dotées d’une conscience ? Certains robots semblent soudain se « réveiller », se sentir « vivant » et vont jusqu’à porter cette cause haut et fort : les androïdes sont vivants et demandent le droit d’être libre. Cette notion de conscience soulève un message fort et perturbant… Qu’est-ce qu’être vivant ?
Bien entendu, je n’ai fait là que survoler le contenu du récit, et lorsque vous jouez, votre incarnez et rencontrez des personnages profonds, attachants, presque réels, qu’ils soient humains ou androïdes. L’immersion est totale et vous ne pourrez pas rester indifférent.

J’ai eu la chance d’assister à une Master class au Forum des Images à Paris durant laquelle David Cage nous a parlé de son travail sur Detroit, ainsi que celui de toutes ses équipes. Il a fallu quatre ans à Quantic Dream pour réaliser ce chez d’oeuvre. C’est un travail titanesque, un mélange de techniques, d’arts, de jeu et de direction d’acteurs, de chorégraphies de combat, sans parler de la partie graphique et numérique, et j’en oublie très certainement !

Les idées sont des virus, elles se répandent comme une épidémie.

Elijah Kamski

Lorsque j’ai joué à ce jeu, j’ai véritablement sentis quelque chose changer en moi (et c’est bien la première fois qu’une oeuvre a un tel effet sur moi). Un message est passé. L’un des personnage, Elijah Kamski (le créateur des androïdes), dit entre autres la chose suivante : « Les idées sont des virus« . Cette phrase est loin d’être anodine. Les idées peuvent nous contaminer, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. David Cage, en réponse à l’un de mes Tweet à ce propos, a cité le travail du scientifique Richard Dawkins sur les Mèmes ( Mème : « unité d’information contenue dans un cerveau, échangeable au sein d’une société » ). C’est une réflexion vraiment intéressante et passionnante, que je vous invite à approfondir si cela vous intrigue.

En fin de compte, voilà comment un jeu vidéo a réussi à changer ma vision des choses, de la vie, de la conscience. Comment un jeu vidéo, en plus d’être immersif, inspirant et passionnant, m’a poussé à une réflexion plus profonde sur ma façon d’appréhender la réalité. Car si j’ai repris l’écriture depuis le mois de Novembre 2018, c’est grâce à ce cheminement de pensées. L’inspiration m’est revenue, mes priorités se sont redéfinie presque d’elles-mêmes, je passe mes journées et mes soirées à écrire, chose que je n’avais pas faite depuis… dix bonnes années.

Alors si vous aimez la science fiction, ne vous arrêtez pas à un format. Un jeu vidéo, au-delà de son aspect ludique, peut être aussi percutant qu’un livre, qu’un film, qu’une pièce de théâtre ou toute autre forme d’art.

Je vous laisse avec le Trailer, particulièrement poignant :

#stayDeviant

Bonus

Ma rencontre avec David Cage lors de la master class au Forum des Images. Avec Benjamin, j’étais totalement submergée par l’émotion… (même si ça ne se voit pas)

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